Samedi 31 mai 2008

Demat, Bonjour,

WANG Xiang Zhaï en créant le Yi Quan ne s'est pas basé que sur les arts martiaux. La culture chinoise est imprégnée de taoïsme, de bouddhisme et de confucianisme. Le fondateur du Yi Quan a grandi dans cette cuture qui était encore très présente dans l'éducation et dans la société en général, à son époque.

Le Yi Quan inclut "par défaut" l'essence de ces courants religieux ou philosophiques. Cependant, mon avis sur le sujet est qu'on ne peut plus vraiment parler de cela dans le Yi Quan actuel. En effet, l'enseignement du Yi Quan a déjà subi nombre d'altérations malheureuses en Chine... sans parler de sa transmission dans le reste du monde!

Nous voyons ce phénomène dans tous les enseignements développés sur Terre. L'Homme a une facheuse tendance à modifier ce qu'il a appris en y rajoutant "sa patte". Certains le font bien et apportent un plus à l'enseignement qu'ils ont reçu (Maître YAO ou Maître CUI pour le Yi Quan) et d'autres dénaturent l'enseignement qu'ils ont reçus.

L'Etre humain cherche la plupart du temps "plus" : aller plus vite, plus loin, faire plus, mieux... Malheureusement, il n'est pas donné à tout le monde de faire progresser positivement n'importe quelle discipline. Il faut pour cela maîtriser son art ou sa discipline et grâce à une certaine "pureté d'âme", une honnêteté à tout crin, transformer, sublimer ce qu'on appris.

Quand on commence à s'intéresser au Yi Quan, on lit ou on entend dire que le Yi Quan est un art martial efficace en combat réel, bénéfique pour la santé et curatif pour certaines maladies, ainsi que "spirituel". A l'heure d'aujourd'hui, je crois qu'on peut remettre en cause l'aspect "efficacité martiale" et l'aspect "spiritualité" du Yi Quan occidental.

Pour ce qui est de l'efficacité en combat réel, je pense sincèrement qu'il y a des Maîtres et de nombreux disciples et élèves chinois qui pourraient le démontrer. L'efficacité du Yi Quan est réelle sur la santé. Mais alors pour ce qui est de l'aspect "spiritualité"... il y a beaucoup à dire... enfin plutôt pas grand chose. Personnellement, j'ai vu, su ou entendu suffisamment de choses concernant les Maîtres de Yi Quan et de Da Cheng Quan pour en conclure que la spiritualité dans le Yi Quan est quelque peu... inexistante!! On peut ressentir des sensations peu communes lors de Zhan Zhuang. Cependant, ne confondant des sensations agréables avec une quelconque réalisation spirituelle. Et je pense que malheureusement dans un univers où règne la technologie et le culte de l'apparence, de simples perceptions "extraordinaires" (hors de l'ordinaire) peuvent amener certains indivius à croire en certaines réalisations voire pouvoir ou capacités spéciales, tout simplement parce que coupés d'eux-mêmes ces gens se surprendraient à ressentir ce qui est la normalité pour d'autres. Mais est-ce que les sensations étonnantes ou ces perceptions subtiles ont provoqué un changement radical de leur univers intérieur??

Néanmoins, comme je l'ai écrit tout au début de cet article les grands enseignements philosophiques chinois ou asiatiques sont présents dans cet art. Ils sont là, tapis, attendant qu'on les découvre au travers d'un engagement réel et d'une compréhension intuitive. Comment trouver quelque chose qu'on ne cherche pas? Comment trouver quelque chose qu'on ne connaît? On ne trouve de tout manière que ce qu'on s'attend à trouver ou ce qu'on connaît...

Si vous souhaitez devenir plus "spirituel", atteindre à une certaine réalisation spirituelle, ne comptez pas sur la pratique exclusive du Yi Quan!! J'ai vu suffisamment de choses pour ne pas me leurrer et ne pas leurrer les autres par mon discours.

Nonobstant, je suis intimement convaincu que l'adjonction à la pratique du Yi Quan de la pratique de la méditation (plus particulièrement la méditation de type "Vipassana") serait très bénéfique et enrichirait grandement la pratique du Yi Quan qui elle même viendrait "accélérer" l'apparition des bienfaits de la méditation.

A partir de mes connaissances actuelles, je pense que la méditation bouddhique originelle est la plus appropriée pour développer une réelle spiritualité chez l'Homme. Et je trouve qu'elle se marie merveilleusement bien avec le Yi Quan.

Tout comme le bouddhisme, qui est bien plus ancien que lui, le Yi Quan a vu sa pratique s'altérer au fur et à mesure des générations (4), bien que son enseignement soit encore "jeune" au regard des 2.500 ans du bouddhisme qui lui est dans un état de dégénérescence particulièrement avancé. Mais ce sujet sera l'objet de mon prochain billet...

Kénavo.

par David BLAYO publié dans : Ressources
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Mardi 27 mai 2008

Demat deoc'h, Bonjour à tous,

Je suis un peu agacé après avoir vu se répandre depuis quelques temps sur Internet des séquences vidéos dans lesquelles apparaissent des individus capables sans toucher leur(s) partenaire(s) ou par un léger contact, de faire sauter ces derniers en arrière sur 1, 2 ou 3 mètres, voire plus.

Pourquoi ça m'agace? Parce que ces séquences sont présentées comme la réalisation et l'application d'une force surhumaine, et que souvent on trouve associés à ces aneries des termes tels que "Yi Quan", "Zhan Zhuang" ou "Fali". Notez que l'absence d'indications écrites ou sonores sur ces vidéos est tout aussi coupable. Et à partir de là, des jeunes gens (mais pas que!) se mettent à délirer sur Internet sur ce pouvoir fabuleux de projeter des gens sans effort apparent.

On plonge alors dans l'abîme de l'ignorance fondamentale de l'Homme (des hommes en particulier?) et sa bêtise lénifiante. C'est malheureusement un problème qui n'est pas prêt d'être résolu en ce qui à trait à la Nature Humaine.

L'autre soucis majeur c'est que des gens ont font un business et peuvent faire croire que ce "pouvoir" peut permettre de guérir de graves maladies, par exemple.

On retombe toujours dans le mysticisme que Bouddha et WANG Xiang Zhaï ont combattu à leur manière et à leurs niveaux respectifx. Et voilà... les Hommes du XXIème siècle sont toujours assoiffés par le Pouvoir les rendant tellement crétins qu'ils en perdent conscience, responsabilité, jugeotte, temps et argent!

Comprenez bien que je ne suis pas en train de renier tous les phénomènes dits "paranormaux"... Seulement depuis le "cri qui tue", aux "mystérieux pouvoirs des moines de Shaolin", en passant par les héros du "kung fu" capables de tuer en combat à mains nues un individu en le touchant sur des points sensibles et de voler dans les airs, on en arrive maitenant à populariser la capacité à pousser, projeter un individu sans contact.

Si je ne m'abuse WANG Xiang Zhaï a enseigné le Kong Jin à YOU Peng Xi. Mais il y a une grande différence à projeter son magnétisme sur une personne (massages, soins) et la faire sautiller ou la faire tomber selon son bon vouloir. C'est une maladie! Ca s'appelle la psychose!! Bref c'est gens là sont cinglés ou de grands manipulateurs intéressés à prendre l'ascendant sur autrui et/ou leur pognon!!

Méfiez-vous de ce genre de choses. Et puis, si vous rencontrez un gros malin qui prétend "encaisser" un coup de couteau, vous projeter sans vous toucher, allez-y TESTEZ-LE!! Et si on refuse que vous testiez parce que "tu comprends ça peut être dangereux pour un non-initié", insistez, dites que vous avez passez 5 ans dans l'Hymalaya auprès d'un grand gourou tibétain et que vous êtes paré... et qu'en plus vous avez une super assurance responsabilité civile!!! Au pire, vous aurez de quoi rire un bon coup, au mieux vous aurez peut-être participé à une démystification et à une prise de conscience de la part de certains moutons d'un soi-disant Maître...

Même si l'Asie a développé de manière bénéfique des pratiques comtemplatives au sens large et porté nombre d'arts au plus haut niveau et qu'elle nous a apporté plein de bonnes choses, n'oublions pas que l'Occident a développé un sens aigü de l'analyse critique et de l'esprit scientifique (expérimentation) : alors que nous soyons d'origine européenne, asiatique, africaine ou autre, analysons, prenons du recul, et expérimentons pour ne pas construire nos chateaux sur du sable!

Zhan Zhuang, Shili et Mocabu losqu'ils sont correctement pratiqués, donc enseignés, permettent de développer une grande Force, c'est vrai. Ceux qui ont rencontré, par exemple, les Maîtres CUI Rui Bin, WANG Xuan Jie (feu) ou WANG Shang Wen et leurs disciples peuvent en témoigner. C'est un fait. Mais, il n'y a pas de raison honnête de transformer quelque chose de naturel en quelque chose d'obscur et de mystérieux.

Même si les Etatsuniens nous bombardent de "super-héros" dans leurs films à grand budget (X-men, Hulk, 4 Fantastiques, Hellboy, Iron Man, Spiderman et bien sûr Superman) et que les Chinois nous font de beaux films mais où tout artiste martial vole et marche sur le faîte d'un arbre, il serait bon que le genre humain accepte son humanité, pardonnez du peu, et cesse de rêver en cinémascope!

Comme dirait le Bouddha : "Restons vigilant..."  ; - ))

par David BLAYO publié dans : Ressources
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Dimanche 11 mai 2008

Bonjour à tous, Demat deoc'h,

Comme nous l'avons vu auparavant, les Shi Li ont pour fonction de travailler différents types de forces, différentes directions.

Ci-dessous, vous trouverez une vidéo perso de Feng Hua Shili. Ce Shili travaille une Force d'écartement. Elle permet de provoquer des déséquilibres interessants chez votre partenaire de Tui Shou.

Je pense qu'on peut avoir des Shili préférés mais sans que se soit au détriment des autres Forces. Pour moi, il est important de travailler l'ensemble des Shili.

Cela permet de "muscler" l'ensemble du corps... et puis c'est beaucoup plus rigolo en Tui Shou d'utiliser plein de techniques différentes pour y introduire de la variété!!

Maître WANG Shang Wen a son "spécial" en lieu de Pi Quan. Il a sans doute un bon feeling avec cette pratique et l'a énormément travaillé... seulement il maîtrise tous les autres types de directions de Force!!!

N'oublions pas qu'un des objectifs majeur en Yi Quan - Da Cheng Quan est de développer le Zheng Ti, la Force globale du corps. Pour ce faire, le travail des postures est important, et le travail de l'ensemble des Shi Li est aussi fondamental du point de vue du "Zheng Ti", de la technique et de la réalité martiale (applications réelles)...

Feng Hua Shili :




WANG Shang Wen en Feng Hua :

Shang-Wen.jpg
 

par David BLAYO publié dans : Ressources
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Samedi 10 mai 2008
Bonjour à toutes et à tous, Demat deoc'h,

Voici des petits films; de piètre qualité certes; mais qui ont au moins le mérite de venir donner du sens aux textes rédigés sur ce blog.
Il s'agit de 3 séquences de Fa Li et d'une séquence de Shi Sheng  ou "Essayer le Son".

A bientôt...

Fa Li :

 1. Quelques Fa Li.



2. Encore des Fali.



3. Peng Quan Fa Li.



4. Shi Sheng.


par David BLAYO publié dans : Ressources
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Vendredi 9 mai 2008
Bonjour à vous,

Voici quelques autres vidéos illustrant le contenu des articles précédents...
Dans celui-ci, j'ai fait deux petites vidéos sur le Mo Ca Bu et d'une manière générale sur les déplacements... notamment circualires.

Pour ceux qui ont l'ouïe fine ou qui sont attentifs, vous aurez certainement entendus des bruits spéciaux en arrière fond sonore. devinez quel type d'animal les produit...

A bientôt.


Mo Ca Bu :



1. Ba Gua.



2. Ji Ji Mo Ca Bu.


par David BLAYO publié dans : Ressources
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Jeudi 8 mai 2008
Bonjour à tous,

Pour illustrer les précédents articles concernant les bases de l'entraînement du Yi Quan, j'ai décidé d'éditer quelques vidéos personelles.

Je suis désolé si la qualité des vidéos n'est pas au rendez-vous! Il y a eu de "la perte" en passant d'un support à un autre... mais j'essaierai de régler cela éventuellement pour ces vidéos et surtout pour les prochaines. 

A bientôt...



Shi Li :

1. Ti An Shili.


2. Shuang Ti Shi Li.


3. Pi Quan Shi Li.


4. Co Gua Shi Li.



par David BLAYO publié dans : Ressources
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Jeudi 27 mars 2008

Demat deoc'h, Bonjour à tous,

Le Yi Quan (Da Cheng Quan) est reconnu comme un art martial efficace en combat réel. Evidemment, un pratiquant peu ou pas bien entraîné pourra se faire battre par un pratiquant d'un autre style, voire même par un non pratiquant. En combat, il y a bien trop de paramètres pour oser dire que tel art est supérieur à tel autre, ce serait une stupidité.

Mon avis est toujours le même sur le sujet : si l'art martial ou le sport que vous pratiquez vous fait du bien, vous permet d'être en bonnes conditions physique et mentale c'est bien! Même en prenant un peu d'âge, hé bien continuez de mon point de vue. Au pire, rectifiez le tir, si les années passant votre sport favorit vous laisse un corps douloureux de plus en plus fréquemment après les entraînements. David BLAYO et Ming Shan lors d'un combat pédagogique


Si l'on pratique un art martial, il est évident qu'une des finalités est le combat éventuel que l'on pourrait avoir à mener sur un ring ou dans la rue.

Cependant, cela dépend des objectifs que l'on s'est fixés en amont.

Chez Maître CUI Rui Bin, certains jeunes viennent dans son école pour ensuite faire de la compétition en Sanda (le Kick Boxing chinois...).

D'autres veulent bénéficier de leur Gong Fu martial pour rentrer dans l'armée. Certains sont là pour récupérer un état de santé mis à mal par un accident ou une maladie.

Nos objectifs déterminent ce vers quoi nous tendons. Mais à nous de ne pas dénaturer notre art en le pratiquant de façon complète. Si toutes les conditions (physiologiques notamment) sont réunies alors pratiquons aussi le combat.

Ne faisons pas du Yi Quan ce que les pratiquants de Taï Ji Quan ont fait de leur art martial! Le Taï Ji Quan n'est rien que moins que la "Boxe du Faïte Suprême". Avez-vous vu beaucoup de pratiquants de Taï Ji "mettre les gants"?

Le Yi Quan n'a pas que pour finalité le combat. Il y a aussi l'amélioration de la santé, l'expression de sa créativité au travers de l'art ou encore tout simplement une pratique "sportive" ou une occupation. Néanmoins, l'objet originel du Yi Quan était l'auto-défense. Alors, n'occultons pas dans notre société aseptisée cet aspect des choses.

Il ne s'agit nullement d'un épandage de violences ou d'agressivité, bien au contraire. Le Yi Quan, comme l'a dit son créateur, a comme but "l'élévation du peuple"... et donc de l'individu. On dit aussi que l'on ne connaît bien une personne qu'après l'avoir combattu. C'est normal, parfaitement logique. Le combat nous met à nu car nous ne pouvons nous cacher sous aucun artifice intellectuel ni social. Nous en sommes réduis alors à nos instincts primaires : combattre ou fuir (fight or flight).

Nous pouvons décrire 3  types principaux de combats :

1. le combat pédagogique avec application des techniques apprises sans contact appuyé.
2. le combat pédagogique avec frappes (et protections!!!)
3. le combat réel (bagarre de rue, agressions subies par soi ou quelqu'un d'autre, bref l'auto-défense).

Dans les deux premiers types de combats, notre intégrité physique, ou pour le moins notre vie, n'est pas en jeu. Il s'agit pour les pratiquants d'exercer leur Gong Fu, afin de se lâcher un peu, de s'évaluer et de valider la progression technique. Le combat n'est pas codifié mais néanmoins les pratiquants font preuve de leur maîtrise (des distances, des techniques, de leur attitude également) tout en respectant leur partenaire et une certaine éthique martiale.

Dans le troisième type de combat, rien n'est codifié et rien ne peu nous protéger hormis notre Gong Fu. Tout est bon pour s'en sortir ou pour protéger nos proches ou les victimes d'une agression. Cependant, ce type de choses n'est pas l'objet de ce blog, aussi je n'appronfondirai pas le sujet ici.

Le combat pédagogique en Yi Quan nous permet donc d'exprimer notre Gong Fu et notre personnalité au travers de techniques martiales. Après un de ces combats "light" on se sent bien. On s'est pris une bonne suée... et généralement on reviens sur Terre si on avait tendance à se prendre pour un grand combattant!!!

Pour moi, le combat en Yi Quan doit respecter quelques points importants :

 David et Ming en applications combat.

- pas d'échauffement particulier (on se projette toujours dans l'idée du combat réel).
- pas de tenue spécifique, on boxe dans la même tenue avec laquelle on s'est entraîné (Rappel : en Yi Quan il n'y a ni grade, ni ceinture, ni tenue particulière, car nous tendons à devenir "libres" et il n'y a pas non plus de compétition).
- port de protections selon le niveau de maîtrise et d'engagement.
- rester le plus détendu possible, sans être mou bien sûr (Son Jing).
- garder au maximum les caractéristiques physiologiques acquises au travers du travail postural (Zhan Zhuang).
- maîtriser ses coups et son attitude (engagement et non aggressivité).
- s'adapter à son partenaire et à son niveau si on le domine nettement (on cherche alors à le faire progresser pas à l'humilier).


La pratique du Yi Quan doit nous permettre de grandir, de nous rendre autonome et maître de soi. Avoir une bonne morailté! Cela peu faire vieux jeu, et pourtant c'est tellement d'actualité!

En Chine, dans un passé pas trop éloigné, les pratiquants de Da Cheng Quan avaient vu leur boxe être rebaptisée par une partie de la population comme la "boxe des voyoux". Il est vrai que c'est une boxe bizarre, mais en plus les pratiquants n'ont pas de belles tenues comme dans les autres arts martiaux (ou sports en général) et en plus ils se battaient "comme des chiffoniers"! Vraiment c'est dingue, non?! Il est si facile de décrier ce que l'on ne connaît pas...

Même si vous avez peur du contact physique, peur de prendre un mauvais coup, je vous invite à combattre en Yi Quan, si possible avec un pratiquant diligent et honnête de caractère. Cela vous permettra d'avancer dans le Yi Quan et dans votre compréhension des techniques, mais en plus, cela vous apprendra des choses sur vous, une part de votre Vérité.

Pas mal comme programme, non? Et puis, ça fait tellement de bien de se défouler "gentiment"!

Kénavo...

par David BLAYO publié dans : Liens
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Samedi 22 mars 2008

Demat deoc'h, Bonjour à tous,

Je souhaitais parler au travers de cet article de l'intégration de la pratique dans notre vie quotidienne et donc de la gestion de notre temps. Car bien des gens se trouvent confrontés à une difficulté par rapport à leur pratique : trouver le temps pour pouvoir pratiquer leur art, quel qu'il soit.

Alors quoi? Une solution miracle? Non, bien sûr mais peut-être une remise en cause de ce dogme de la gestion du temps et du manque de temps.

En effet, je ne pense pas que le manque de temps soit à l'origine de notre difficulté à caser une ou deux heures de pratique dans notre organisation quotidienne.

Qu'en est-il alors? Je suis intimement convaincu que notre difficulté à trouver du temps pour notre art ou à n'importe quelles actions souhaitées provient de deux aspects :

1. le bien-être psychologique.
2. la gestion des priorités.

1. Bien-être psychologique :

Comment être disponible si on ne se sent pas bien? Comment avoir l'allant pour mener à bien un entraînement? C'est bien le soucis surtout quand il s'agit de pratiquer une forme de méditation (active) au travers de Zhan Zhuang. Alors que faire quand on a la tête si pleine qu'on n'a pas envie de se mettre à l'entraînement ou qu'on s'en sent incapable? Voici quelques pistes :

a) se confronter réellement à ce qui nous pose problème, ce qui provoque cette tension ou cette colère en nous, par exemple, en la ressentant réellement (cela commence donc par accepter l'état dans lequel on est, se laisser "envahir", sans chercher bien évidemment à le faire perdurer!).
b) une seconde option peut-être de lâcher ce qui est obstrué en nous : crier, pleurer, courir, frapper un punching ball, chanter sont des solutions valables si on le fait suffisamment pour libérer la charge énergétique liée à nos émotions et nos sentiments.
c) utiliser des techniques médtatives (Zazen, Tazuo...) ou psychologiques permettant une salutaire prise de recul (méta-position, questionnement). Bon courage...


Ces pratiques nous permettent de nous rendre à nouveau disponible mentalement pour ce qu'on a à faire. Au travers de ces options, je vous encourage aussi à reprendre, si besoin, le contrôle de votre esprit et donc de votre vie. Faites aussi attention à ce que vous regardez à la TV. N'oubliez pas que la TV vous met dans une position de spectateur (et non d'acteur) en provoquant en vous selon les programmes une gamme étendue d'émotions générées artificiellement en vous amenant à vous concentrer intensément sur des points lumineux. On est proche de l'hypnose... donc faites gaffe aux messages transmis mine de rien quand vous regardez "la télé qui donne des visions"!

2. Gestions des priorités :

La gestion de nos priorités nous renvoie à la défintion de nos objectifs. En effet, comment déterminer ce qui est important de ce qui ne l'est pas, comment savoir ce qui est urgent et ce qui ne l'est pas, si nous ne savons pas ce que nous voulons et donc vers où nous voulons aller?

Je vous invite à réfléchir profondément à ce que la pratique représente pour vous. Qu'est-ce que vous en attendez de votre art en général, du Yi Quan en particulier? Que se passerait-il si vous arrêtiez la pratique? Que vous apporte la pratique? Qu'est-ce que la pratique vous évite de faire?...

Ensuite, vous pourriez peut-être prioriser l'importance de votre pratique avec à chaque fois "en face" ce que vous faites régulièrement dans vos journées. Ainsi, vous aurez déterminé dans la liste des choses à faire la place de votre pratique.

Parfois, on croit faire quelque chose de bon coeur, avec envie et surtout de notre propre chef... pour s'apercevoir , après une mise en perspective, qu'en fait on le faisait pour faire plaisir à quelqu'un, ou par obligation ou parce qu'on croyait que c'est ce que nos proches attendaient de nous. Reprenez le contrôle! Définissez ce que vous faites au travers de vos objectifs, de votre liberté et de votre personnalité (style) propre.

Une fois avoir fait le point sur ce que vous aimez et devez faire, vous pourrez réellement mettre en ordre vos activités prioritaires ainsi vous organisez pour hiérarchiser vos activités en rapport avec votre emploi du temps. Petit conseil : soyez souple avec vous-même. Soyez bon envers vous. Ne vaut-il pas mieux vous encourager que vous critiquer?

Une anecdote : Maître CUI Rui Bin nous avait dit lors d'un séjour dans son centre d'entraînement que la priorité devait être donnée à trouver un bon travail tout d'abord, puis contruire sa famille et enfin pratiquer le YI Quan. Notons que Maître CUi s'entraînait des heures entières lorsqu'il était jeune adulte. Le risque quand on a une passion (et qu'on ne peut en vivre) c'est de "se prendre les pieds dans le tapis" des priorités. Alors réfléchissez -y bien si c'est votre cas.... 

Conclusion :

Si nous sommes parvenus à définir nos priorités et que notre art en fait partie, et que nous avons ensuite pu déterminer sa place dans notre emploi du temps (20 minutes valent mieux que rien!) nous sommes prêts à pratiquer et progresser régulièrement.

En cas de difficultés émotionnelles et/ou physiques (maladie...) nous savons ce que nous pouvons pratiquer (cf Bien-être Psychologique) pour nous alléger et nous mettre au Yi Quan... mais par pitié soyez bon pour vous, soyez aussi compréhensif que vous le seriez pour votre meilleur(e) ami(e) sans tomber bien sûr dans la fainéantise,  la fuite et la "victimisation"; sinon c'est que vous devez revoir vos priorités!

Le Yi Quan est un art. L'artiste est à chaque moment de sa vie l'incarnation de son art. Le Yi Quan, une fois bien entraîné, fait partie de soi et donc de son quotidien. Il n'est plus vraiment une priorité, à partir du moment où il est en nous et que nous parvenons à nous entraîner sans nous entraîner.

par David BLAYO publié dans : Ressources
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Jeudi 6 mars 2008

Bonjour à tous,

Aujourd'hui parlons de Tui Shou. Tui Shou c'est, si on peut dire, la mise en pratique à deux de ce que l'on a appris en Yi Quan mais sans "mettre les gants", ni être dans l'échange martial dynamique, ou dur.

Tout d'abord, il convient de faire la différence entre le Tui Shou de la plupart des pratiquants de Taï Ji Quan et des pratiquants du Yi Quan. Il ne s'agit pas de dire "le mien est mieux que le tien". Cependant le Tui Shou du Yi Quan a une portée réellement martiale. Alors on ne s'embarrasse pas de notions telles que "j'absorbe ton Qi  avant de le recracher et ensuite tu...". Blablabla!

Le Tui Shou est un éducatif visant à appréhender la maîtrise des directions de Force, la mise en application de notre Gong Fu (Zheng Ti au travers de Zhan Zhuang, Shi Li et Mo Ca Bu), et une forme de corps à corps (cf Ba Gua et Aïkido). Il s'agit aussi d'une étape vers le combat libre.

Tui Shou avec Maître CUI Rui Bin
Le Tui Shou se divise en 2 catégories :

1. Dan Tui Shou (Tui Shou à une main).
2. Shuang Tui Shou (Tui Shou à deux mains).

Nous joignons nos avants-bras, l'un contre l'autre (Dan Tui Shou) ou l'un au-dessus et l'autre en-dessous (Shuang Tui Shou) et nous décrivons des mouvements circulaires de l'intérieur vers l'extérieur, tout en conservant toujours le contact avec les avants-bras de notre partenaire.

Ce sont les premiers-pas du Tui Shou.



Avec beaucoup plus de pratique, on commence à mettre en oeuvre les techniques apprises et répétées des milliers de fois en Shi Li (tirer, écarter, pousser, soulever...).

A force d'entraînement, on développe une grande sensibilité des avants-bras. Cette sensibilité doit nous permettre de ressentir (presque de pressentir) le moment où notre partenaire va déclencher son action et de définir quel type d'action. 

Evidemment, plus on progresse, plus les perceptions se passent au niveau inconscient. C'est à dire que je ne fais plus d'effort pour être attentif à ce qui se passe... je le sens immédiatement.

Maître CUI Rui Bin en action avec David
La gageure est de pouvoir rester détendu tout en étant sous tension pour pouvoir réagir adéquatement ou pour "attaquer" notre partenaire.

Un concept important également est de toujours exercer une pression vers l'avant même si notre bras fait un mouvement vers l'arrière. Ainsi, nous ne cédons pas à la force de notre partenaire, en quelque sorte. Nous le contrôlons. 

De cette manière, que l'on aille vers l'avant ou vers l'arrière, nous pouvons porter une attaque à n'importe quel moment.

Au fur et à mesure, nous apprenons à sentir les directions de Force de notre partenaire. "Ah, là, il va appuyer vers le bas". "Là, il va me pousser". En quelque micro-secondes, on capte l'intention de notre partenaire.

David et un disciple de Maître CUI Rui Bin en 2004.
Au début de la pratique, on se sent plus fort quand notre avant-bras est sur celui du partenaire (au-dessus). 

Mais, on progressant cela n'a plus aucune importance. Qu'on soit au-dessus ou pas, on peut toujours appliquer des techniques adaptées à la situation. 

L'important c'est notre Gong Fu, notre niveau d'énergie interne associé à la coordination de tous nos membres et à la détente musculaire!

L'intérêt majeur à mes yeux du Tui Shou du Yi Quan est de pouvoir s'entraîner réellement sans risque de se blesser sérieusement... à part quelques doigts retournés ou foulés!

Au début de l'entraînement, la plupart du temps, on est "dur" physiquement, tendu, contracté.

Lorsque j'ai commencé le Yi Quan, Maître Ming m'a fait travaillé avec un gars plus grand que moi mais bien plus frêle. 

En effet, j'étais costaud et cela faisait peu de temps que j'avais arrêté le renforcement musculaire et autres exercices visant à développer ma force physique. 

Dès que j'ai commencé à travailler avec lui, il m'était impossible de le pousser. Je regardais mes bras!  J'étais deux fois plus épais que lui. Qu'est-ce qui se passait? J'avais beau y mettre du mien, le gars ne bougeait pas et le tout en étant détendu et souriant... Par contre, il arrivait systématiquement à me "bouger".

Quelques mois plus tard, Maître Ming me fit remarquer qu'on ne me poussait plus comme ça! C'était vrai et je savais ce qui s'était passé pour en arriver là.

Le Tui Shou est d'une profondeur et d'une richesse sans fin...

Bonne pratique!

par David BLAYO publié dans : Ressources
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Samedi 12 janvier 2008

Bonjour à toutes et à tous, Demat deoc'h,

Comme promis, voici un article consacré à celui qui m'a enseigné le Yi Quan/Da Cheng Quan et qui m'a choisi comme disciple à genoux :
Maître HUANG Ming Shan, plus communément appelé Ming Shan. 


Une vie dédiée aux arts martiaux :


Né le 04 juin 1948 à Hochiming-Ville (ex-Saïgon) au VIETNAM, Ming shan découvre les arts martiaux avec son grand-père, HUANG Nan Niu, que l'on appelait le "Tigre de Saïgon", et qui lui enseigna les rudiments de la boxe de Shaolin du Sud.
 
Jean-BRETONNEL.jpg

Arrivé en France en 1960, il s'initie à la plupart des arts martiaux et sports de combat. Il pratique notamment la boxe anglaise chez le célèbre Jean Bretonnel (cf photo), la boxe thaïlandaise avec Gabriel Lamy, et le Taekwondo. J'ai d'ailleurs vu une photo de Maître Ming Shan au sujet d'un combat de Taekwondo lors d'une compétition opposant l'Allemagne à la France. J'étais très surpris car son adversaire semblait faire 2 fois son gabarit! "J'ai eu du mal, mais j'ai fini par gagner!" me dit mon Maître pour expliquer laconiquement l'issue du combat. Il avait remplacé un absent je crois...  

 

Parallèlement, il étudie le Taï Ji Quan et le Viet Vo Dao (art martial vietnamien). "À cette époque, je cherchais comme un enfant, le cadeau dans la pochette surprise". Son seul souhait était de trouver un art martial efficace en combat réel, agissant pleinement sur la santé et sur l'évolution spirituelle de l'individu : un art de vivre au quotidien. Ses recherches l'amènent à lire l'ouvrage de Maître Kenichi SAWAÏ sur le Taï Ki Ken, la version nippone du Yi Quan. Intrigué, il décide de partir à l'origine de cet art martial, le Yi Quan. 


C'est pour ce faire qu'il va se rendre en Chine et pendant près de 20 ans, faire des séjours réguliers de plusieurs mois au pays de l'Empire du Milieu. Maître Ming Shan est arrivé en Chine sans parler chinois. D'origine sino-vietnamienne, il s'est ainsi rapproché de ses racines, en séjournant en Chine. Au début, il faisait plusieurs heures de vélo pour aller s'entraîner. Il parlait peu du fait de ne pas connaître le mandarin. Il se sentait seul. Ce fut une période difficile mais sa volonté a été plus forte que l'adversité. 


Son premier Maître de Yi Quan fut ZHAO Qu Quan avec qui il débuta l'entraînement de Zhan Zhuang en 1988. Ce dernier recommanda à Ming Shan, après un certain temps, d'aller s'entraîner chez WANG Xuan Jie, dont il devint Disciple à la Porte Fermée et unique représentant en France et en Europe. Il suivit l'enseignement de WANG Xuan Jie pendant 8 ans dans le cadre d'une pratique intensive. Avec son autorisation, Ming Shan alla observer les cours de Maître YAO Sheng Guan pour se rendre compte des différences entre les deux écoles (Yi Quan et Da Cheng Quan). 
     


En 1996, suite à un rêve dans lequel Maître WANG Xiang Zhaï lui disait d'aller à Sheng Xian, son village natal, Ming se rend dans la région de Hebei et y rencontre un membre de la famille de Lao WANG.
Ce dernier lui raconta qu'à la mort de GUO Yun Shen, Maître WANG Xiang Zhaï s'était agenouillé devant sa tombe, puis avait décidé de voyager à travers la Chine pour aller à la rencontre des meilleurs Maîtres afin de faire évoluer sa boxe. De plus, cet homme lui indiqua que l'un des plus proches disciples du fondateur, Maître PANG Gui Lin, vivait dans la région. Ming Shan alla à sa rencontre...

Maître PANG dit à Ming Shan : "Ming Shan tu dois bien pratiquer le Zhan Zhang avec les six coordinations et dans le combat utiliser les trois forces comme l'a enseigné GUO Yun Shen. Mais pour aider ton prochain et te maintenir en forme jusqu'à un âge avancé, je te recommande d'aller voir de ma part Maître WANG Yu Fang, la fille cadette du Fondateur".


De retour à Pékin, Ming Shan est allé chez WANG Yu Fang, accompagné de NIU Xiu Rong, elle-même véritable Maître du Taï Ji Quan style Chen et disciple du grand Maître FANG Zhi Qiang. Elle lui enseigne son savoir et ses secrets. Il reçoit le diplôme de Maître WANG Yu Fang pour l'aspect "santé-guérison". Elle parla à Ming Shan de Maître CUI Rui Bin (disciple direct de YAO Zong Xun) comme étant celui qui ressemble le plus à son père, WANG Xiang Zhaï, en combat. 
Ming-disciple-de-CUI-Rui-Bin.jpg
WANG Yu Fang introduisit Ming Shan auprès de CUI Rui Bin, et il commença son apprentissage de l'authentique Yi Quan qui mêle santé et combat. 

Maître CUI Rui Bin prit Ming Shan comme disciple à genoux puisqu'il avait un caractère honnête, volontaire et travailleur. Il obtint le diplôme de CUI Rui Bin pour l'aspect martial, avec l'objectif de développer le Yi Quan autant que faire se peut en France et en Europe... 
 
 

  

Arts martiaux et arts du spectacle :


Ming-Shan-dans-L-Honneur-d-un-Capitaine.jpgMaître Ming Shan est un artiste. 

D'une nature passionnée, il aime la photographie, les techniques liées aux arts. 

Il a tourné notamment dans 2 films moyennement connus mais que je vous recommande. Le premier est "
l'Honneur d'un Capitaine".Ming-Shan-dans-L-Honneur-d-un-Capitaine--2-.jpg
 

Il s'agit d'un film sur la guerre d'Algérie, réalisé par Pierre SCHOENDOERFFER. Ming Shan y joue le rôle d'un soldat (cf les deux photos où il est en arrière plan).

Dans le cadre de la préparation de ce film, l'équipe a été formée par des militaires aux tactiques martiales et les acteurs ont bénéficié d'un véritable entraînement militaire.



Dans un second film, Ming Shan était le Maître d'Arts Martiaux d'Augustin dans "
Augustin, Roi du Kung Fu" (avec la superbe Maggie CHEUNG et les sympathiques Bernard CAMPAN et Darry COOL), dans un film tendre et touchant.


Ming Shan dans le film "Augustin, Roi du Kung Fu".Ce film inclassable a connu peu de succès. Ce n'est absolument pas mérité. Bien que le rythme soit lent et que le personnage principal soit plutôt du type lunaire, il se dégage de ce film une grande chaleur et beaucoup de tendresse, pour une histoire simple, belle et émouvante...


Maître Ming aime la photographie. Il apprécie tout particulièrement l'aspect technique des angles de vue selon la luminosité. Un jour, dans l'après-midi, lors de mon second voyage en Chine, alors que je souhaitais prendre quelques photos au monastère de Zhong Nan Shan, Maître Ming m'a dévoilé cet aspect de sa personnalité et ses connaissances techniques du fait de la déclinaison du soleil et de l'ombrage provoqué par les arbres, à l'endroit où je souhaitais faire des photos.


Une personnalité forte et complexe :


Maître Ming Shan est de ceux qui savent ce qu'ils veulent... ou pas. Autant dire, qu'il a souvent des avis tranchés et que cela va de pair avec une présence et une personnalité forte dans l'univers des arts martiaux. Il a beaucoup cherché, voyagé, pérégriné... 

Il a une expérience de vie hallucinante aux antipodes du "BoBo" ou du tranquille père de famille! Aventurier dans l'âme, Maître Ming Shan n'a jamais hésité à se remettre en question ni à se confronter aux difficultés liées à sa passion, les arts martiaux.

Curieux d'esprit et ouvert, il aime à échanger avec les gens, mais peu sur ses propres sentiments comme beaucoup d'hommes! Il s'est forgé des certitudes concernant les arts martiaux au travers de son parcours de disciple et de pratiquant mais aussi par le biais de son expérience professionnelle. En effet, Ming Shan a été videur de boîtes de nuit. Il a assuré aussi la sécurité dans des bals populaires, et notamment en Bretagne, il y a bien longtemps. Il en a d'ailleurs gardé quelques bons souvenirs! Mais ces expériences du combat de rue, du combat réel, lui permettent de savoir de quoi il parle!!


Un perpétuel étudiant :


Il a beaucoup étudié les religions (bouddhismes, islam, enseignement soufi...) et différentes pratiques spirituelles. D'origine asiatique, Maître Ming Shan s'est plongé dans les arts martiaux chinois, vietnamiens et aussi les sports de combats occidentaux. Il a aussi fait un périple en indonésie pour y apprendre le Silek Tuo sur l'île de Sumatra, et le tout à la cinquantaine bien sonnée! Il a également étudié le Taï Ki Ken avec Maître SHIMADA en 2005.

En 2006, il est devenu disciple à genoux de WU Yi Hua, le fils d'un grand combattant et lettré chinois, WU Yi Hui, Maître de la boxe de l'eau (Shui Quan du vrai nom "Xin Yi Liu He Ba fa San Pan Shi Er Shi" signifiant les Six Coordinations du Coeur et les Huit Harmonies, le Principe du Cercle, les Douze Techniques, dénommée couramment : Liu He Ba Fa.

A l'heure d'aujourd'hui, Ming Shan enseigne le résultat de toutes ses recherches au travers de sa propre pédagogie qu'il a baptisée "Jin Gang Quan", avec pour objectif de retrouver l'esprit originel de la boxe de WANG Xiang Zhaï. Maître Ming Shan est particulièrement attaché à transmettre un art martial authentique. 

Loin des considérations pécuniaires, il perpétue à sa manière la transmission de l'enseignement martial chinois véritable. Cet enseignement est un trésor! Son éthique correspond à une forte volonté de transmettre le résultat de ses recherches et le savoir si précieux qu'il a reçu, sans le trahir pour des questions de gros sous, dans un soucis avant tout de qualité. Ceci est suffisamment rare de nos jours pour le souligner...

Si vous êtes de passage à Paris, je vous invite à passer par le parc des Buttes-Chaumont pour apprendre d'un maître vraiment compétent du point de vue gong fu martial... 

par David BLAYO publié dans : Ressources
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