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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 16:47
Demat deoc'h, Bonjour à toutes et à tous,


Voici la traduction que j'ai faite d'une interview de ZHAO En Qing dénommé également ZHAO Dao Xin.
Maître ZHAO était un redoutable combattant. Il a étudié avec le Grand Maître WANG Xiang Zhaï et a développé son propre style le Xin Hui Zhang. Il a eu au moins 2 disciples, Maître YONG qui vit en chine et Maître YANG Fu Kui qui vit aux USA et qui a crée le Xin Gui Zhang (remerciements à Maître HUANG Ming Shan).

Démonstration de Xin Gui Zhang.

Pour en savoir plus sur le Xin Hui Zhang de ZHAO En Qing, cliquez ici.

Désolé pour les éventuelles erreurs de traduction. J'ai fait de mon mieux!
J'ai mis en "gras" certains passages qui me semblent importants.
Je vous souhaite une très bonne lecture.

David.



Interview avec ZHAO Dao Xin :
Pensées, Opinions, Philosophie, etc.


Interview réalisée par HUANG Jitao.
Traduit du chinois par Andrzej Kalisz et de l’anglais par David BLAYO (source : Dragon List).


ZHAO En Qing était à l’origine le disciple de ZHANG Zhan Kui (ZHANG Zhao Dong) - Grand Maître de Xing Yi Quan et de Ba Gua Zhang, qui a créé le Xingyi-Bagua.

Plus tard, ZHAO appris avec le fondateur du Yi Quan - WANG Xiang Zhai - et devint l'un de ses meilleurs étudiants, recevant de la part de WANG le nom honorifique de Dao Xin (Ndt : le Chemin du Cœur).

L'interview originale a été faite par HUANG Jitao en 4 sessions de 4 jours, probablement dans les années 1980. Comme il est assez long, seule une petite partie a été traduite.




Huang : Donc, les arts martiaux traditionnels ne sont pas efficaces en combat?

Zhao : Les gens de styles traditionnels disent que l’art martial moderne issu des instituts nationaux n’est que des "formes fleuries". Mais cela ne signifie pas qu’eux-mêmes possèdent le « véritable Gong Fu». Les instituts d’arts martiaux négligent l’aspect combat, tandis que le Wushu traditionnel parle du combat. Mais cela ne signifie pas qu'il le pratique réellement... Le Wushu traditionnel contemporain, tout comme l’art martial des instituts, est axé principalement sur l’entraînement des formes (Tao Lu). De plus, il y a beaucoup de gestes symboliques ou rituels, sans aucune relation avec le combat. Du point de vue de l’entraînement, ils utilisent encore de vieilles méthodes de faible efficacité. En théorie, elles devraient aider à développer des compétences pratiques, mais en fait, elles sont plus comme une sorte de prière, une méthode de développement de la patience et juste beaucoup d’efforts inutiles. Je ne sais pas combien de dizaines de milliers de personnes pratiquent l’art martial traditionnel en Chine. Mais, je ne sais pas non plus combien d'entre eux pourraient prouver leurs capacités en combat sur la scène internationale.

Huang : Mais à une époque où des experts martiaux étrangers et des hommes forts continuaient à venir en Chine, des Maîtres Chinois de cette génération les battirent à plusieurs reprises...

Zhao : S'il y a tant d'exemples de Maîtres chinois ayant vaincu des étrangers, pourquoi nous pouvons en entendre parler que de notre côté, et qu’ils ne font pas mention de cela (à l’étranger)? Peut-être qu'ils ne veulent pas parler de leurs défaites. Mais d’un autre côté, combien sont nombreux les Chinois qui furent vaincus, mais nous n’en avons pas parlé, parce que ce serait humiliant. Quoi qu'il en soit, nous ne savons pas quelles sont les proportions entre les victoires et les défaites. Et si Wu Song(1) n’avait pas combattu un tigre, mais juste un chat, il n'y aurait pas de raison de le fêter depuis des siècles. Et quels types d'opposants étaient ces étrangers, qui ont été défaits par nos maîtres? Mon professeur (ZHANG Zhan Kui) a rencontré un « homme fort » de Russie, j'ai rencontré un boxer danois. D'autres amis vécurent des situations similaires. Mais nos adversaires ont été défaits après une seule action, il n'y a pas eu de véritable lutte. Mais ce fut le cas seulement parce que l’art martial traditionnel chinois n’avait pas rencontré de véritables tigres. Dans ce temps-là, vous pouviez facilement devenir célèbre pour avoir battu quelque étranger, mais c'était seulement parce qu'ils n’étaient pas de véritables experts.

Plus difficile était le combat contre d'autres Chinois à l'époque. Aucun étranger n’était inscrit pour les tournois Leitai (Ndt : plateforme de combat surélevée) de Hangzhou ou de Shanghaï. Et les personnes des styles traditionnels, peu importe s’ils étaient des moines ou des grands maîtres connus en quelque endroit, ils furent soit blessés dans les combats ou soit ils n'ont pas été assez courageux pour se battre. Et les gagnants, bien qu’ils se soient inscrits comme représentants des systèmes traditionnels, au lieu des formes et d'autres méthodes de ces systèmes, utilisèrent des méthodes complètement différentes pour la préparation au combat.
 
"Mieux vaut être l'élève de la réalité plutôt que le maître de l'illusion".


Huang : Pourriez-vous nous dire votre avis et votre point de vue au sujet des arts martiaux chinois?

Zhao : Nous n’avons pas beaucoup de temps. Donc, je vais seulement souligner certaines questions. Ce ne sera pas une discussion très systématique. Et parce que les gens parlent tout le temps et beaucoup des avantages, je parlerai plutôt des problèmes.

Huang : Tout d'abord dites-nous ce que vous pensez de la séparation interne et externe, et la répartition fondée sur le territoire.

Zhao : Si nous voulons développer les arts martiaux chinois, nous devons rejeter de telles divisions. Cela ne signifie pas qu'elles n’aient pas de sens en elle-même du tout. Mais elles décrivent seulement partiellement la façon de faire des démonstrations, et elles ne disent pas grand chose au sujet de la façon de combattre. Les séparations dans l'art martial devraient être fondées sur l’impact en combat, et pas sur la façon de pratiquer, et elles ne devraient pas être le résultat d’une escroquerie. Elles devraient exprimer le corps humain et le développement technique, et non pas comme une coutume semblable à une secte nourrie depuis des centaines et de milliers d'années. La séparation des arts de Shaolin, Wudang, Emei et Zhongnan n'est que l'expression d’un fait, celui que la communication était difficile, dans les temps anciens. Mais c’est le passé. Et la séparation interne-externe a été fabriquée par des personnes littéralement fascinées par le style qu’elles pratiquaient, alors elles commencèrent à l’appeler l’art de la famille interne – des écrivains très compétents créèrent des descriptions fleuries. Mais en fait personne ne parlait de lui-même en tant que représentant de la famille de l’art externe. En fait, dans la réalité il n'y a pas de styles en combat.

Huang : Mais la division interne-externe représente au moins la vraie division entre doux et dur.

Zhao : Cette division est encore plus confuse. Certains l’utilise simplement pour critiquer les autres écoles. Mais quand ils parlent de leur propre école, ils soulignent le fait que « doux et dur se complètent l’un et l’autre », que « l’interne et l’externe sont entraînés ensemble ». Ils soutiennent qu’ils sont les seuls à maintenir un juste équilibre entre le doux et le dur, pendant que les autres ont tendance à tendre beaucoup plus vers la douceur ou la dureté.

Huang : Mais les notions d'interne et d’externe, de doux et de dur, ont au moins mené à l'élaboration des théories sophistiquées de l’entraînement interne - le concept « de Yi au Qi au Jin".

Zhao : « Yi,  Qi, Li », « Jing, Qi, Shen » - ces concepts liés à l’entraînement interne sont difficiles à exprimer en langage normal. On pourrait dire que ça parle de l'utilisation de l'auto-suggestion pour provoquer un sentiment de confort et de force. Il y a de nouveaux concepts, au moins autant utiles, et encore plus efficaces dans l'utilisation pratique.

Huang : Quelles sont les lacunes des arts martiaux chinois, si nous parlons des façons de combattre?

Zhao : Il y a beaucoup de lacunes et de tabous. En dehors de ceux qui sont communs à tous les arts martiaux chinois, il en existe d'autres, spécifiques à chaque école. Par exemple, tout le monde craint que son style ne ressemble à une autre, ils s'efforcent ardemment de le rendre différent. Si vous dites à une personne pratiquant le Ba Gua Zhang, que ses mouvements ressemblent à ceux du Taï Ji Quan, il lui sera difficile d'accepter un tel avis. Si vous dites à un pratiquant de Xing Yi Quan que vous remarquez quelques similitudes avec la boxe anglaise, il se sentira mal à ce sujet. Mais en réalité, les différences entre les styles sont plus dans le rituel des gestes que dans la manière de combattre. Mais ces gestes ne sont utiles que pour une démonstration ou une réunion amicale, en combat, ils sont inutiles et stupides.

Il y a aussi le tabou de la chute. Dans les défis, il y avait une règle non écrite, qui disait que toucher le sol avec une partie du corps différente des pieds signifiait la défaite. Ainsi, dans le sud, ils mirent l’accent sur « Ma » (Ndt : Ma Bu = le pas du cavalier), et dans le nord, ils mirent l’accent sur le « Zhuang » (les postures). Dans de nombreux styles longs, les postures basses et le torse centré sont prééminents. Mais quelle est la valeur réelle de ces techniques stables? Le principe « lorsque la jambe est soulevée, la moitié du corps est vide » a pour conséquence la perte de l’opportunité de  coups de pied et coups de genoux efficaces. Et la force qui peut être générée à partir du non-équilibre n'est pas encore utilisée consciemment. Des discours continuels au sujet de « ne pas perdre le centre » perturbe le travail de développement d’un corps agile et des déplacements rapides. Ce qui est rejeté dans des arts martiaux chinois, c'est exactement ce qui est le plus précieux sur la scène internationale des arts martiaux. Les arts martiaux chinois sont des arts de vieux hommes. Vieux est considéré comme synonyme de saint, d’autorité, de connaissances profondes. Mais pour les vieux, il est difficile de lever la jambe pour les coups de pieds, et chaque chute peut être dangereuse. Ainsi, cette faiblesse cachée du vieux maître, dans l'enseignement, devient le tabou de « ne pas perdre l'équilibre ». Mais le combat ne se limite pas aux compétitions de Shuai Jiao. Dans bien des cas, perdre l'équilibre ou même chuter n’est pas un prix élevé pour obtenir l’opportunité d'exécuter une action efficace.

Huang : Parlons maintenant des méthodes d’entraînement.

Zhao : Nos professeurs d'arts martiaux aiment rechercher les différences dans les techniques et cacher des « secrets » dans les techniques. Mais en fait, là où peuvent être les différences réelles, et là où pourraient être les secrets c’est dans les méthodes d’entraînement. L'efficacité en combat est dictée par la méthode d’entraînement. Et les méthodes traditionnelles d’entraînement sont de faible efficacité. Vous avez besoin de beaucoup de temps, et même après un long temps vous n’êtes même pas sûr d’être en mesure d'utiliser vos compétences en combat. L’entraînement est une science complexe - à la frontière de plusieurs disciplines. Juste répéter des exercices pendant des dizaines d'années ne suffit pas. Je ne vais pas trop en dire, je ne citerai que quelques divergences.

Premièrement, il y a une divergence entre l’entraînement et l'application. Peu importe le style, le problème est le manque d’entraînement au combat réel. Dans quelle école traditionnelle la plupart du temps est passé à l’entraînement au combat? Les enseignants traditionnels font deux drôles d’erreurs. Tout d'abord - ils disent que l’entraînement au combat peut seulement être la dernière partie du processus d’entraînement, que ce n'est que lorsque vous avez le Gongli, que vous pouvez commencer à le tester en combat. Deuxièmement – ils pensent que, lorsque vous devenez compétents en Tui Shou et d'autres exercices avec des partenaires qui ressemblent à des combats, cela signifie que vous avez développé des compétences pour le combat. Bien sûr, il est difficile d'introduire des combats « durs » pendant l’entraînement. Les amateurs d’arts martiaux ne veulent pas aller travailler le lendemain avec un visage enflé et des ecchymoses aux jambes. Mais si vous voulez atteindre le haut niveau dans l’art martial, vous devez le faire. Dès le début, vous devez vous entraînez comme si vous deviez vous battre.

La suivante est la divergence entre la fatigue et l'intensité de l’entraînement. Les enseignants traditionnels parlent de pratiquer de nombreuses heures par jour. C'est beaucoup de temps d’entraînement, mais avec une faible intensité. Les muscles et le système nerveux ne sont pas activés d'une manière qui est nécessaire pour le combat. Ces enseignants détestent utiliser du matériel d’entraînement moderne, et ne demanderont pas aux autres personnes de s'entraîner ensemble. Ils préfèrent se cacher à l'abri de la lumière, continuant à répéter des mouvements et à réfléchir sur la théorie.

Puis, il y a aussi une divergence entre la théorie et la pratique, entre la technique et les caractéristiques physiques, entre ce qui est pratiqué en public et à huis clos. Ce ne sont là que quelques exemples.

Huang : Nous avons parlé des arts martiaux chinois en général. Voudriez-vous parler de styles spécifiques?

Zhao : Commençons avec le Xing yi Quan et le Ba Gua Zhang... Premièrement le Xing Yi Quan. Dans les années 1920 et 1930, il y avait de nombreux représentants de Xing Yi Quan parmi les vainqueurs des tournois Leitai. Mais aujourd'hui, la «puissance» du Xing Yi Quan a diminué. La raison en est que, mis à part les problèmes communs à tous les arts martiaux chinois, celui-ci, qui met l’accent sur l'harmonie-unité, a sur beaucoup d'aspects un manque d'une telle harmonie.

Par exemple, il y a un manque d'harmonie entre la technique et la force. En Xing Yi Quan la technique de frappe est alimentée en poussant avec vigueur. Les coups de poings ou de paumes poussent principalement l’adversaire, causant des dommages dans une faible mesure. Mais elle ne permet pas non plus de pousser l'adversaire loin en « poussée des mains » (Ndt : Tui Shou). En fait, il semble que les gens du Xing Yi Quan n’aient pas décidé si leur technique est pour le San Shou (Ndt : combat libre) ou le Tui Shou (Ndt : exercice à deux de poussées des mains).

Et il y a le manque d'harmonie entre la forme et l'intention. Tous parlent de la forme et l'intention qui sont toutes deux aussi importantes, mais en fait ils se rapprochent de l'un à l’extrême... Il y a aussi le manque d'harmonie entre les méthodes de combat et d'exercices.

Les gens aiment comparer le Xing Yi Quan à la boxe occidentale. Mais ils ont aussi peur de cette comparaison. Ils pensent que les « choses » des Chinois doivent être pures. Alors, quand il y a encore une similitude due au hasard, ils préfèrent se débarrasser de ça. Mais je pense que, comme pour les méthodes d’entraînement et de compétition, le Xing Yi Quan devrait tirer des leçons de la boxe.

Huang : La création du Xingyi-Bagua fut-il le résultat d’une tentative afin de combler les lacunes du Xing Yi Quan en utilisant le Ba Gua Zhang?

Zhao : Des ajouts mutuels commencèrent à partir des contacts amicaux entre DONG Hai Chuan et GUO Yun Shen et entre leurs élèves. Ensuite, ZHAN Zhan Kui les a liés ensemble dans un seul système. Mais les lacunes du Xing Yi ne peuvent pas être comblées en utilisant le Ba Gua. Le Ba Gua a aussi beaucoup de lacunes, et elles ne peuvent pas être comblées à l'aide du Xing Yi. Le Ba Gua Zhang a une épaisseur de couches externes au travers desquelles il est difficile de voir quoi que ce soit. Si vous regardez de l'extérieur, il y a seulement une impression de complexité et de mystère. Une grande partie de la première couche est faite des légendes au sujet de DONG Hai Chuan et de ses étudiants. La deuxième couche est l'utilisation inutile et forcée de la théorie des huit trigrammes. Les enseignants de Ba Gua Zhang parlent toujours du « Livre des changements », mais personne ne pourrait expliquer au moins un lien nécessaire entre cet art martial et ce livre classique. La troisième couche est la non distinction entre les exercices de base et le combat. Même des enseignants pensent « comment utiliser ce changement ? », « comment se déplacer autour de l'adversaire avec le pas Tangnibu ? », « comment se déplacer derrière l'adversaire et l’attaquer dans son dos ? » - ce sont juste des pensées illusoires. Et au-delà de la troisième couche, - les praticiens déploient leurs armes et se déplacent en cercle, comme les gens qui commencent à apprendre le patinage, et parfois ils font des changement dans des positions extrêmement tordues. Donc, c’est un mélange de légendes, de vieux livres saints et d’étranges techniques.

Huang : Le Taï Ji Quan attire beaucoup de gens, du fait de sa théorie et de ses bénéfices sur la santé. Mais beaucoup de gens doutent que cette douce et lente méthode ne puisse fonctionner contre une puissance explosive...

Zhao : L’amateur n’a pas développé de préjugé, donc sa première impression peut être tout à fait bonne. Le Taï Ji Quan a sa propre forme de comparaison de niveau – le Tui Shou. Pourquoi ne pas être content juste avec cela? Tous les arts martiaux ne doivent pas être bon pour le combat réel. Je me souviens que dans la période de la République de Chine les experts du Taï Ji Quan ont expliqué que la raison pour laquelle aucun pratiquant de Taï Ji Quan n’était en mesure de prouver son habileté au combat dans le cadre des tournois Leitai, c’était parce que le Taï Ji Quan est trop profond et qu’il est difficile de le maîtriser. Etait-ce une sorte d'excuse ou une déclaration sincère? La théorie du Taï Ji Quan semble géniale et pourrait être un modèle pour les autres théories classiques de l'art martial. L'idée principale est la relation entre le yin et le yang. Vous voulez être dur? Donc, commencer par être aussi souple que possible, car la douceur extrême devient dureté. Vous voulez être rapide? Alors commencez par la lenteur. Cette philosophie, qui après avoir atteint l'extrême de certains attributs change en son contraire, attire de nombreuses personnes. Mais est-ce que quelqu’un la testée? Non, si vous voyez ce que ces maîtres de Taï Ji Quan, qui peuvent démontrer la puissance d'émission, sont en train de pratiquer dans le secret, vous comprendrez de quoi je parle.

Maître FENG Zhi Qiang, un monument dans l'univers du Taï Ji Quan (style Chen).

Huang : Donc vous dites que les jeunes qui veulent développer leurs aptitudes au combat sont en partie induits en erreur par les concepts du Taï Ji Quan. Si c'est le cas, alors peut-être que Shaolin est plus réaliste? Ils mettent l’accent sur la force, la rapidité, la vivacité, avec les deux mains et les jambes. Les gens pensent que les moines Shaolin sont les derniers rois du combat réel.

Zhao : Le généraux de la dynastie Ming se sont rendus au temple de Shaolin, avec cette même opinion, et ils ont été déçus. Aujourd'hui, de nombreux jeunes quittent l'école et se rendent à Shaolin. Avec le même résultat - leur foi en Shaolin devient de la cendre. Ils viennent avec l’idée de développer d'incroyables capacités au combat, non disponibles pour les gens normaux. Mais en fait ils apprennent juste quelques trucs acrobatiques. Les méthodes d’entraînement qu’ils apprennent sont obsolètes et pas très utiles pour le développement de véritables aptitudes au combat. Casser des pierres, se tenir debout la tête en bas en appui sur les doigts, encaisser des frappes, quand vous faites de telles démonstrations, avec l’ajout de quelques trucs typiques d'illusionnistes – le public est ravi. Le nouveau wushu de MA Liang (le livre de MA Liang intitulé "New Chinese Wushu" fut publié en 1918) et le wushu moderne, méprisé également par les représentants des systèmes traditionnels, sont basés sur Shaolin. Et je me souviens que dans les années 1920 et 1930, les « derniers rois du combat réel » n’arrêtaient pas de perdre dans les tournois Leitai et s’enfuyaient comme des rats, l'un après l'autre.

Ah le vieux truc de la bouteille, j'adore...

Huang : Et ce que vous pensez des systèmes du sud ?

Zhao : Quand on regarde les styles du sud, nous pouvons voir qu'ils ont chacun leurs propres caractéristiques, et sont assez différents. Mais je ne peux pas dire grand-chose, comme je ne l'ai pas étudiés. Mais d'après ce que j'ai vu lors de tournois à la fin des années 1920 le « vent du sud ne va pas vous faire geler ».


(1) Wǔ Sōng (武松) est un personnage du livre « Au bord de l'eau », un des quatre grands romans classiques de la littérature chinoise, avec « l'Histoire des Trois royaumes », le « Voyage en Occident » et le « Rêve dans le Pavillon rouge ». Il apparaît également dans « Jing Ping Mei », un livre dérivé d'Au bord de l'eau. Il est connu pour avoir tué un tigre à mains nues, et avoir vengé le meurtre de son frère aîné. Selon la légende, il fut un élève de ZHOU Tong, le professeur de tir à l'arc du général YUE Fei (source : Wikipédia).

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Published by David BLAYO - dans Ressources
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commentaires

alaindeleb 03/08/2009 20:31

encore des articles interessants,continues ça m'interresse grandement.
j'en profite pour te souhaiter de bonnes vacances et surtout bonne pratique .
à plus .........alain.

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